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Publié le 14 Juin 2017

C'est le 02 juin que Thomas Pesquet a atterri au Kazakhstan, après 196 jours passés à bord de l'ISS, et 03h20 de descente à bord du module Soyouz et de sa capsule. L'atterrissage est plutôt mouvementé pour Thomas qui le compare à un accident, (léger), de voiture.
C'est le 06 juin, après avoir passé tous les examens de santé nécessaires, qu'il a donné une conférence de presse depuis l'ESA à Cologne, que vous pouvez suivre sur la vidéo  ci-dessous.

Il s'est rendu aussi au salon du Bourget, ce week-end où il a rencontré le Président de la République.

Vous pouvez retrouver toutes les photos prises par Thomas depuis l'ISS sur son compte flickr.

 

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Rédigé par Michel des Hautes Alpes

Publié dans #missions ESA

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Publié le 6 Décembre 2016

Vue d'artiste de Schiaparelli

Vue de l'atterrisseur d'Exomars Schiaparelli passant dans l'atmosphère de Mars

Crédit : © ESA

L'ESA et Roscosmos, (agence spatiale fédérale russe), avaient de grands espoirs pour l'atterrisseur Schiaparelli qui s'est écrasé le 19 octobre sur la surface de Mars. En effet, dans le cadre du programme Exomars, il devait tester les technologies qui seront utilisées pour déployer un rover sur la Planète Rouge.

Les enquêteurs progressent sur les causes qui ont fait que les choses se soient mal passées. Se fondant sur les résultats les plus récents, ils ont conclu qu'une anomalie avait eu lieu avec un instrument de bord qui a amené l'atterrisseur à se détacher de son parachute et de ses accessoires trop tôt. Finalement, il a atterri durement et a été détruit par l'impact.

Les données extraites de l'atterrisseur indiquent que Schiaparelli fonctionnait normalement avant de s'écraser, y compris le parachute qui s'est déployé à l'altitude prévue, (12 km), et atteint une vitesse de 1730 km/h. À une altitude de 7,8 km, le bouclier thermique a été libéré et l'altimètre-radar a fourni des données précises de guidage, navigation et contrôle du système de l'atterrisseur.

 

Séquence de descente de Schiaparelli

 La séquence de descente de Schiaparelli.

Crédit : © ESA/ATG médialab 

Tout cela s'est déroulé suivant le plan et n'est pas responsable de l'accident. C'est une anomalie qui a eu lieu, ensuite, avec l'Unité de Mesure Inertielle, (IMU en anglais), qui est là pour mesurer les taux de rotation du véhicule. Il semblerait que l'IMU ait saturé peu de temps après le déploiement du parachute, l'amenant à fonctionner une seconde de plus que nécessaire.

Cette erreur s'est répercutée dans le système de navigation, provoquant une estimation de l'altitude au-dessous du niveau du sol martien. Ce qui signifie que l'atterrisseur a estimé être plus près du sol que réellement. C'est pourquoi le parachute et les accessoires du module d'entrée et de descente, (EDM), ont été largués et que les propulseurs de freinage ont fonctionné prématurément, à une altitude de 3,7 km au lieu des 1,2 km prévus.

En résumé, ces erreurs ont provoqué la chute libre de l'atterrisseur pendant une seconde plus que prévu, l'amenant à s'écraser et à sa destruction. Les enquêteurs se sont servis de simulations informatiques qui ont toutes indiqué que l'IMU était responsable du crash. Mais cette conclusion est provisoire en attendant la confirmation de l'ESA.

Vue d'artiste de Schiaparelli

 Vue d'artiste de l'atterrisseur Schiaparelli sur Mars.

Crédit : © ESA/ATG médialab.

David Parker, directeur des vols habités et de l'exploration robotique de l'ESA, a déclaré dans un communiqué de presse :

"C'est une conclusion très préliminaire de nos enquêtes techniques, La conclusion complète sera fournie au début de 2017 par le rapport de la future commission d'enquête indépendante externe, qui est actuellement mise en place, comme l'a demandé le directeur général de l'ESA, sous la présidence de l'inspecteur général de l'ESA. Mais nous avons beaucoup appris de Schiaparelli qui contribuera directement à la deuxième mission ExoMars en cours de développement avec nos partenaires internationaux pour le lancement en 2020."

En d'autres termes, cet accident n'a pas empêché l'ESA et Roscosmos de poursuivre la prochaine étape du programme ExoMars qui consiste à déployer le rover ExoMars en 2020. Quand il atteindra Mars en 2021, le rover sera capable de naviguer de manière autonome à travers la surface martienne, pour rechercher des signes de vie biologique, passés et présents, à l'aide d'un laboratoire embarqué.

Dans l'intervalle, les données récupérées à partir d'autres instruments de Schiaparelli est toujours en cours d'analyse, ainsi que les informations transmises par les orbiteurs qui ont observé la descente de l'atterrisseur. On espère que cela donnera plus de lumière sur cet accident, et,ainsi, en récupérer quelque chose pour la suite de la mission. Le Trace Gas Orbiter ,(TGO), arrivé en orbite le 19 octobre, a commencé sa première série d'observations, et atteindra son orbite opérationnelle vers la fin 2017.

 

Source : Article de Matt Williams paru sur Universe Today, traduit à l'aide de Google Traduction, corrigée, éventuellement par Michel Lambours 

 

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Rédigé par Michel des Hautes Alpes

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Publié le 1 Octobre 2016

C'est ce vendredi 30 septembre à 13h19, (heure de Paris), pour être précis que Rosetta s'est écrasée sur la comète Tchoury, (perte du signal).

Voici la dernière image transmise par Rosetta prise à 20m d'altitude. En cliquant dessus, vous verrez la vidéo rassemblant les images de cette descente prises à différentes altitudes.

Copyright : ESA/Rosetta/MPS pour l'équipe OSIRIS MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Après avoir finalement retrouvé Philae sur la comète, le 02 septembre, Rosetta a entamé le processus de descente le 29 septembre à 22h50, (heure de Paris). C'est à 19 km d'altitude que débute la trajectoire de collision. L'atterrissage était prévu dans une région située sur le petit lobe de la comète 67p/churyumov-Gerasimenko, (dite comète Tchouri ou de Rosetta), à proximité de puits actifs.

Le site d'atterrissage de Rosetta sur la comète 67P. Copyright : ESA/Rosetta/MPS pour l'équipe OSIRIS MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA.

 

Durant la descente, Rosetta a étudié le gaz de la comète, les poussières et l'environnement de plasma très proche de la surface et aussi a pris des images en haute résolution. Les fosses présentent un intérêt particulier car elles ont un rôle important dans l'activité de la comète. Elles fournissent aussi une fenêtre sur les blocs internes de construction.

Les informations recueillies durant la descente sur la région d'atterrissage ont été transmises à la Terre. Maintenant, toute communication est impossible avec Rosetta...

 


Retrouvez l'intégralité de l'article de l'ESA en cliquant ici

Tout savoir sur la mission Rosetta : avec ce lien

Source : site de l'ESA.

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Rédigé par Michel des Hautes Alpes

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